3 Avril.
Une merde, je me suis réveillé comme une merde. Du coup, je devrais arriver à Valparaíso vers 15H. Santiago, c'est une ville sympa à vivre malgré sa taille et son marché au nom limite (Don
Augustin, en hommage à qui vous savez), son centre économique, le metro, ses quartiers poulaires et chics...
Il y a tout. Derrière ce titre provoc, je peux vous dire que les chiliens sont d'une courtoisie terrible. Adorables. Ca doit être sûrement à mon contact, je ne vois pas d'autre explications
(happy hour modestie, c'est comme ça). Conneries à part, toute la circulation d'une capitale s'arrête au moindre piéton qui a l'idée de s'engager !!! Tout une révélation...
En fait, j'ai vraiment la pêche. Il faut chaud. D'après les taxis qui tchatchent volontiers, l'automne tarde, surtout en raison d'une forte sècheresse. L'agriculture ne va très fort il paraît.
C'est universel ça, c'est pas possible !
24H de bus !
En arrivant, je me suis fait
harponné par un escroc qui a fini par me lacher la grappe pour 2000$ (Pesos Chiliens). 3€, ça aurait pu etre pire.
La ville de Santiago ressemble á une grosse ville "classique" avec son lot d'hommes et femmes pressées. J'ai eu le temps de me poser devant la Moneda, le Palais Présidentiel, par oú Allende est
sorti les pieds devant... C'est étrange de voir un endroit pareil plein de vie: des ados amoureux, écoliers avec des glaces, cadres sortant du taf et des chiens errants. Une
belle revanche de Mme Histoire. C'est pas plus mal.
Ca roule. 8H, réveil dans un bus. Succession sur la route de hangars usés par le temps, et apparition des
premieres vignes. Je n'y connais pas énormément, mais elles sont très hautes et très denses. Il doivent faire "pisser la vigne" à Mendoza.
Le vin est bon, mais il y a un forte tendance à la planche de bois dans la cuve. C'est dommage, ça pourrait être meilleur.
J'arrive au pied de la Cordillère, pour traverser la frontière (volée d'après certains...). Ce relief escarpé est très imposant. Il touche les nuages. Et ou pourrait croire que ces montagnes on
été déposées sur la plaine, tellement que la transition est insolite.
Par contre la musique dans ce bus, c'est vraiment de la soupe. Et je mache mes mots...
Hémisphère Sud.
De l'autre coté de la planète, tout est à l'envers ! C'est pourquoi, je m'adapte et le blog aussi. Les derniers articles publiés seront dorénavant
affichés en premier.
Mais en fait, j'imagine que vous vous en fichez complètement. Et vous avez fichtrement raison. C'est juste que ça me simplifie mon "job". Idem pour les commentaires.
Un truc marrant dont personne ne prête attention : l'eau dans le lavabo tourne dans l'autre sens ! Oui, j'ai rempli le lavabo... En même temps, c'est un truc propre au cercle très fermé de ceux
qui changent d'hémisphère. (Pas du cerveau ! Mais prenez des notes bon sang !)
Lundi 31.
Reveil classique depuis mon arrivee: dans une chambre de 7.
Mes compagnons de nuit: 2 branleurs germaniques qui squattent et jouent aux jeux videos portables, un couple de francais,
un barbu chilien et un gars qui se reveille pour me demander l'heure et se recoucher aussitot.
Aujourd'hui long trajet direction Santiago de Chile. J'en ai pour 21 H de bus il parait. Ca va laisser le temps de
faire turbiner le cerveau !
C'est l'occasion de faire un mini-bilan:
B.A. c'est vraiment une ville qui respire la tranquilite, qu tangue legeremet comme un bateau. C'est comme si le passe impregnait la ville. Si on ecoute un tango, on fait vite le
raccourci.
J'ai vu Evita Peron, ou plutot ce qu'il en reste. Des gens avaient les larmes aux yeux devant don autel. Mon hotel est plus grand quand meme... (Humour) Evita, c'est une sorte de Ladi Di, mais
dans le contexte de son epoque, ca faisait plus classe.
Cette nostalgie ambiante m'anesthesie un peu. Je comprends encore moins ce jeu de passe fluide que pratiquent les argentins au foot.
Vitesse, vous avez dit vitesse ? J'en ai trouve. Les "collectivos" (bus de ville), roulent comme des balles. C'est sur, Fangio est derriere tout ca.
PS: Fangio pour les incultes, c'est le pilote qui detenait le record de titres de F1 (5)avant qu'un Schumacher le detrone.
Dimanche 30.
Reveil avant l'heure. Ca faisait un bail que ca ne m'etais pas arrive. Douche, petit dej et discussion "passionante" sur le developpement personel
avec une pensionnaire venezuelienne de 40 ans. Puis je planche sur mon programme chargè.
Rencontre avec Thais, 26 ans bresilienne -un sacre canon- et Mark l'Hollandais son copain tout beau tout frais. Sympas, on s'est ballades dans la ville toute la journee. Thais fait le guide, elle
y a fait ses etudes pendant 2 ans. Ca semble un peu absurde, mais trews instructif.
C'est une bonne glandouille, mais je recherche plus d'animation. Demain, en route vers le Chili...
Ca y est,
L'Atlantique est traversé, je peaufine mon trajet et les priorités (manger, bus et compagies...) dans une auberge de jeunesse pleins d'étrangers. Ambiance tres sympa.
Buenos Aires : ville de sorties alcoolisées et des restaus. En route vers la viande a gogo
!
Je pense partir directement aujourd'hui-meme a Santiago, si c'est possible.
Coté clavier, c'est bien difficile, alors un peu d'indulgence et oubliez les accents et fautes
d'ortographes...
Alex.