Allusion au tango bande d’incultes et à Batman. Hé oui, Buenos Aires, avant de redécoller
pour Paris via Madrid.
Je tenais à vous remercier pour avoir consulté mon blog en masse, de toute façon,
j’ai les noms. Mais aussi, pour les sympas commentaires déposés, qui laissent suposer une ferveur à l’échelle familiale et amicale, qui s’est sûrement répandu dans tout le
pays.
Je pense même avoir eclipsé notre
president des medias, aucun doute là-dessus !
Conneries à part, j’espère par ce blog, vous avoir fait partagé mes bons moments de ce séjour, trop court à mon goût.
La suite en personne, autour d’un café ou un bon verre en live avec Alex, baroudeur et photographe
amateur.
Suite a un souci de connexion web et panne de batterie de l’appareil photo, je n’ai pas pu rajouter grand chose. D’oú
une accumulation de textes le dernier jour. Un peu de patience, ça va arriver…
Alex.
Comme tout a une fin, j’ai fait le choix d’annuler mon périple à la Rioja. Faute de temps, j’ai préféré profiter de
l’agréable style de vie argentin, vu que les trajets de bus sont tr`s consommateurs en temps.
Etant donné l’importance de la taille de ces pays, il m’a fallu cibler certains sites, car c’est on ne peut pas tout s’enquiller en une foué.
Non, ce n’est pas la dernière danse exotique. C’est la terres des Indiensa Aymaras où je me suis baladé. Alors eux,
ils ont eu moins de chance que les Atacamèñes. Plus de culture linguistique. Pchiiiit, interdit par qui ? Les espagnols bon sang! Il faut encore que je l’écrive a nouveau. Merde, prenez des
notes.
Les villages sont tellement tranquilles qu’on en oublie de prendre le bus pour rentrer. Sinon, on se fair assiéger par
des enfants pour se faire refourguer de l’artisanat andin classique.
Retenez, que cette région était le carrefour entre la cordillère nord et le reste du sud de l’Amérique Latine. Et donc
une zone très developpée, que les espagnols ont maintenu.
Entre temps, j’ai changé de ville pour “Salta La Linda”. C’est une des rares villes
d’Argentine qui possède une architecture coloniale héritée, je vous le donne en mille émile, les espagnols. Belle ville, mais les traits
andins s’estompent comme s’il y abatí un gradiant jusqu’à Buenos Aires.
Naturellemment, le peuple était en liesse à
mon arrivée à San Salvador de Jujuy. Gros contraste avec le côté Ouest de la cordillère. A l’Est du massif andin, un sacré brouillard vient
napper ma route. (Je parie que vous êtes surprise de cette tournure stylistique. Moi aussi). La vegetation est beaucoup plus dense et plus verte. On trouve bien sû r des graminées, cactus, mais
également des saules pleureurs et autres arbres…
A part ça, la ville est super moche et le temps pourri. Il faut noter que les gens ont les traits plus andins, et sont
aussi sympas que les chiliens. Sauf en bagnole, oulà.
Et si vous allez croquer un morceau en ville, c’est festival viande à gogo. On s’en fout plein la paillasse
!!!
Une forêt de cactus à Guatí longe un
cours d’eau improbable dans ce désert. Du coup, une vegetation insolite vient border cette “rivière” (ici tout de suite les grands mots) qui va jusqu’à San Pedro de Atacama. Soit deux bons jours de marche.
Sequence écolo.
Malheureusement, ces cactus sont très fragiles. Ils ne grandissent que de 1 à 2 cm par an en n’absorbant que
l’humidité del’air. Une grosse partie de l’artisanat, destininé à la déco typique et aux touristes, est réalisé avec ce matériaux de base. Donc, vous tous recevrez bien sûr, un lit en bois de
“cardon” (c’est le nom) joliment décoré…
12 avril.
De mieux en mieux. Lever a 3H15 du
mat et decollage a 4H du mat en direction des Geysers del Tatio. En fait on comprend mieux, car c’est quand il fair le plus froid et donc avec une amplitude thermique plus forte, que les geysers
sont le plus impressionnants.
La petite anecdote du jour, deja 4 touristes sont morts cette annee pour s’etre approches de trop pres.
Autour des geysers, qu’est ce qu’il y a ? Des bacteries qui pullulent, mais c’est tout ce que j’ai retenu entre 2 infus de coca (Hé, c’est pas de la drogue). Certaines photos ressemblent a
des reportages en Irak.
Mais évidemment, je n’ai pas pu charger les photos. Si vous êtes patients, ça sera prêt d’ici mardi.
Yvan, c’est le guide qui vient te sortir du lit dans ton hotel, te trimbale en 4x4 a 5000 m d’altitude et te fait
grimper le Cerro Toco. Ca aurait pu etre un chouette resume et vite blogué. Mais c’est plus que ça. Un charisme et une force de la nature qui force evidemment le respect.
Oui parce que grimper a 5617 m, c’est chaud, tres chaud. Non, en fait on se pèle grave. Ca contraste avec les 35ºC de
San Pedro de Atacama.
Vous avez deja fait des ballades dans les alpes ou les pyrennees, bien. Mais la, vous oubliez le defi sportif. C’est de la survie. Ton estomac se retourne, tu as la gerbe a chaque pas, et chose
extraordinaire, on ressent son puls dans la nuque ! Comme une callebote. C’est une tachychardie, qu’on appelle la “puna” pour ceux qui ça
paralyse.
Mais comme experience, c’est unique et extraordinaire. La vue est enorme, on est en face des volcans Licancabu et Jarrique, la lagune blanche de Bolivia, le Salar de Atacama et le plateau
des cordilleres evidemment.

10
avril.
Est-ce que c’est a cause du changement d’hemisphere que 3 Km dans les plaines andines durent 4 H de marche ?!
Ou alors que les unites metriques sont perturbées ?
No explications founds in ze
Alexiclopedie.
Valle de la Muerte, Valle de la Luna.
Ouh ! Quels noms bizarres… Cimetierre, sacrificas, pistes d’aterrissages d’ovnis ? Il suffit de consulter l’Alexiclopédie pour en savoir plus sur les origines de ces noms.
Valle de la Luna, ben parce que ça ressemble a la surface de la
Lune.
Valle de la Muerte, parce que le curé belge Gustave le Paige qui l’a baptisé Vallée de Mars (pas le mois la planète),
“Marte” (prononcez Marté en espagnol) s’est transformé en “muerte” par les locaux. Déjà que les français sont assez balezes niveau accent en espagnol, imaginez celui d’un missionnaire belge au
19e…
Merci l’Alexiclopédie. Encore des doutes ?
Au fait, cette partie de la cordillera ne cesse de croitre en raison de la techtonique des plaques. Ca promet pour les
ascencions suivantes.
Symbole de la resistance d’indigenes
en milieu aride, ces fortifications ont servi de maniere a la fois dissuasive contre les incas et plus actives contre les espagnols. – Des fois, ils
se peut que mes explications doient des grosses bourdes, l’altitude me joue des tours. En fait, j’ai deja perdu la notion du temps –
En resume, les Atacamañes sont devenus vassaux des Incas, mais n’ont jamais integers leur langue et culture. Au demantelement de l’empire Inca par l’arrivee des espagnols, le mot d’ordre de
rebellion circula dans les diferentes communautes. Mais ainsi, ce fut aussi le theatre d’une repression sans nom. Petit ex: 300 tetes de
soldats indiens furent exposes dans le village pour dissuader les futurs rebelles…
On s’attend donc a une population plutot rude, a l’image de son desert.
Il n’en est rien, car leur honnèteté, hospitalité et sympathie ont ete, une sacré leçon de vie.